Le rapport de mots clés peut-être dangereux …

Cet article fait suite à une conversation avec quelques référenceurs bien connus : @labisse @refschool @Loic_Helias @Keegfr @vincentjamin et on a même vu @cree1site faire son apparition dans la discussion (mais dans quelle discussion ne le voit-on pas ?). Pour celles et ceux qui aimeraient avoir un retour en image, c’est par ici que ça se passe.

Le sujet était le suivant : faut-il s’appuyer ou non sur un rapport de positionnement pour les retours clients en référencement ? Bien évidemment certains étaient contre, d’autres pour, et on notera la présence de quelques indécis sur la question. Je vais donc profiter de mon blog pour émettre mon avis, mon point de vue et ma vision des choses : pour moi le rapport de positionnement est dangereux pour les référenceurs et même pour les clients …

Pourquoi un rapport de positionnement est-il dangereux ?

Tout simplement car à la base ce n’est pas ce qu’attendent vos clients. Le client ne recherche jamais une position sur Google sauf pour la gloire ou la notoriété. Un client veut toujours la même chose : augmentation du trafic, augmentation du trafic qualifié, donc augmentation des conversions, donc augmentation du CA …

Ce n’est jamais bon de montrer systématiquement vos rapports de positionnement à vos clients. Le client est toujours pressé et sera mécontent si d’un mois à l’autre ça ne bouge pas (alors qu’on sait tous que le référencement est un travail de longue haleine). On sait également tous que les positions évoluent dans un sens et dans l’autre du lundi au vendredi (et même les week-end). Ces variations sont également accentuées lors des mises à jour algorithmiques de Google.

Enfin, quand vous allez regarder vos positions avec votre outil, la plupart des clients iront le faire directement dans Google (avec leur historique, leur localisation et leur recherche personnalisée …), vous n’aurez donc jamais les mêmes résultats. Le client a également le chic de pointer la seule expression qui n’a pas évolué alors qu’on peut avoir des +20 partout à côté …

Le rapport SEO : un danger

- Le rapport de positionnement, un rapport dangereux -

Alors que présenter aux clients ?

Il y’a beaucoup de chose à présenter à un client en référencement hormis le bon vieux rapport de positionnement. La première des choses à montrer est votre travail. Les clients pensent souvent que le référencement est magique et qu’il suffit de faire comme le concurrent pour être premier (sauf que le concurrent a souvent deux trois personnes autour de lui pour gérer son SEO). Il faut éduquer vos clients et leur expliquer comment ça marche et ce que Google dit et ce qu’il faut faire pour améliorer le tout … (c’est long, ça ne fait pas avancer la machine mais ça forme le client et ça instaure un climat de confiance qui ne sera pas négligeable sur le long termes).

Ensuite vous pouvez montrer d’autres chiffres surement plus intéressants :

  • Le trafic généré en référencement naturel
  • Le trafic apporté par les liens créés
  • Les conversions
  • Le CA généré en naturel
  • La notoriété qui augmente

Il n’y a pas que le SEO dans la vie

Attention à ne pas se focaliser uniquement sur le référencement naturel lors du développement de vos projets. Vous feriez là une belle erreur. Et je parle en connaissance de cause puisque j’ai longtemps été cantonné à la simple tâche de faire du référencement naturel. On obtenait des résultats correct en positionnement, les courbes étaient jolies mais finalement je n’avais pas de vision sur les autres chiffres (conversions, CA généré, etc).

Depuis, j’aime prendre un projet de A à Z et aborder tous les sujets qui pourraient améliorer la visibilité d’un site web :

  • SEA (Google Adwords)
  • Campagne emailing (suivant les thématiques)
  • Réseaux sociaux (choisir les bons suivant l’activité et les moyens du client)
  • Campagnes publicitaires (il existe d’autres canaux que le web mais qui peuvent influer sur ce dernier)

Et bien évidemment, les éléments qui pourraient améliorer les conversions :

  • Ergonomie
  • Stratégie e-commerce (si c’est une boutique en ligne)

Et vous que montrez-vous à vos clients ? Quelle est votre organisation pour effectuer un retour client en référencement naturel ?

Le client est roi

- N’oubliez pas tout de même que le client est roi -

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8 Commentaires

  1. Au final, on ne peut que être d’accord. Au client de comprendre l’enjeu final du référencement et à nous de saisir aussi cet enjeu. Et c’est effectivement de cette manière là qu’il faut qu’on avance. Le SEO ne doit pas être cloisonné au positionnement mais être en adéquation avec un objectif de contacts, clients, leads. Ce qui de fait nous fait aller bien plus loin que simple travail mot-clé.

  2. Le discours « je file peu d’infos à mon client parce qu’il est trop con pour les comprendre et les interpréter correctement » me paraît difficile à tenir sur les projets d’un peu d’envergure, quand même.

    Le plus sain reste tout de même que le client génère lui-même ses propres rapports : il n’est pas sain que ce soit le prestataire qui mesure lui-même sa performance.

  3. C’est pas faux ! La fin est évidente … après sur des projets d’envergure j’espère que les clients / prestataires sont un minimum formé pour comprendre et interpréter les rapports qu’on leur envoie !

  4. Je rejoins Laurent sur le fait qu’il est important que le client ait sa propres solution de reporting et qu’il sache s’en servir des qu’on passe sur du projet conséquent – c’est la 1ere chose que j’ai fait quand je suis passé coté client – j’ai pris un tool de reporting po0ur ne plus compter uniquement sur les données de l’agence.

    Sinon c’est sur que le débat est compliqué quand on parle du reporting – car souvent les client ont a la base une vision faussée de notre taf et insistent pour avoir des rapports de positionnement – peu importe qu’on leutr genere + de trafic – ils ne sont pas 1er sur tel MC …. ou l’inverse … peu importe si le MC sur lequel ils veulent apparaitre ne genere rien… ils sont 1ers … ca existe encore beaucoup ce genre de client .

    En paralant de reporting je me permet un petit peu d’autopromo sur ce magnifique tool de reporting – http://lemusclereferencement.com/2013/10/30/gagnez-du-temps-quick-seo-reports/

  5. Au début d’un projet, je donne toujours une heure de formation aux bases du SEO à mes clients : indexation, vision d’une page par les robots, netlinking …
    Ca facilite énormément le dialogue au cours de la vie du projet, car il comprend ce que je fais et ce qu’il doit faire.
    Pour le reporting, je donne l’évolution des statistiques du trafic issu des moteurs de recherche. GA est un vrai juge de paix… même si ce rapport à ses limites.
    Je vais essayé l’outil du juge (comme quoi l’autopromo ça marche) ;-)

  6. C’est vrais qu’il n’est pas toujours évident d’expliquer au client que :

    – Moins ou plus 1 à 3 positions ce n’est pas grave…
    – Que cela peut stagner pendant un certain temps
    – Que son expression phare n’est pas pertinente car trop généraliste
    – ETC…

    Et c’est pire quand tu es obligé en début de presta de désavouer des liens pour amoindrir le risque de pingouin ! Si il est maso ça peut passer LOL…

    Enfin, je confirme que le tools de reporting du Juge est top !

  7. C’est souvent, un problème de maturité en SEO, d’où la bonne idée de faire une petite formation en début de projet, comme le précise educaref, je te pique l’idée d’ailleurs :) Je rajouterais même que filer les clés pour que le client puisse faire son reporting lui-même, avec d’autres KPI que les positions, ce serait pas mal aussi. Lui proposer des dashboard préconfigurés ou le super dashboard du juge.

    Et ce souci de maturité est vrai chez petites comme les grosses structures, mais un peu moins quand même.

  8. Il est parfois un peu compliqué d’aller plus loin qu’un reporting statistiques et positionnement pour certains. De mon côté j’essaie d’être au maximum transparent dans la présentation des résultats tout en essayant de mêler les éléments SEO à ce que peut mesurer le client pour son activité et surtout ce qui l’intéresse vraiment.

    L’idée de la mini formation en début de prestation est plutôt bonne je trouve, je travaille plutôt comme ça de mon côté en essayant d’éduquer le client au début du projet.

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